Le numérique pour éviter les pertes en agriculture : un agriculteur engagé

L'initiative suivante est mise en avant dans le cadre du projet européen Food Heroes qui a pour objectif de réduire les pertes alimentaires en agriculture grâce à des solutions innovantes.

Guy GICQUEL est maraîcher sur la commune de Legé en Loire-Atlantique. Sur 2,5 hectares dont 1,7 en plein champs, avec l’aide de 2 employés, il cultive en fonction de la saison carottes, brocolis, cardes, panais, épinards, salades, choux, piments…

Les circuits de distribution sont variés : directement sur son site internet, sur le site pourdebon.com, au MIN ProNatura, et à l’épicerie Fleuron Bio. Guy est aussi présent devant le magasin Truffaut à Orvault : le vendredi (après-midi), le samedi ainsi que le dimanche (toute la journée). La restauration collective fait également partie de ses clients comme le collège Pierre de Coubertin de Legé.

Pour autant, malgré de nombreux débouchés, certains produits dits « moches » (souvent trop petits) ou si la météo est trop « clémente » des produits sont trop abondants par rapport aux débouchés. Guy a donc des pertes alimentaires. Des produits certifiés bio qui ont demandé du temps de travail, de l’eau, de l’énergie, de l’achat de semences sont malheureusement gâchés… Un gâchi dont Guy ne savait pas quoi faire jusqu’à la découverte de l’application Too Good To Go grâce à un de ses clients.

Too Good To Go c’est quoi ?

« C'est une application mobile qui offre une solution gratuite et simplissime pour lutter contre le gaspillage alimentaire.
Sous la forme d'un lot surprise, l’utilisateur de l’application découvrent ainsi un échantillon des produits en fonction de ce qu'il reste. Un petit prix et l'heure de collecte optimale est à fixer et Too Good To Go gère tout le reste. »

En pratique pour Guy, mon petit producteur

  • L’aspect économique : 1 € gardé par vente par TGTG, le produit est vendu 1/3 de sa valeur marchande, les 40 premiers euros d’utilisation sont pour TGTG
  • Depuis juillet 2017, 963 paniers (entre 2 à 5 kg) ont été vendus, en novembre 2017, c’était 230 !
  • Soit environ entre 1 900 et 4 800 Kg qui seront mangés plutôt que composté.

Selon l’ADEME, au stade de production, 4 % des tomates sontr rejetés pour des raisons de calibre et d’aspect, soit 29 000 T par an en France !
Cela pourrait devenir des sauces tomates 100 % local 100 % anti gaspi.

Les avantages selon Guy

  • La visibilité
  • L’appli fait le lien avec des nouveaux clients
  • Suivi simple et facile grâce à l’appli
  • Réactivité possible par le vendeur et le consommateur
  • Simple d’utilisation pour l’agriculteur (« je fixe ce que je veux »)
  • Une valorisation économique de produits qui alternativement étaient perdus

Le côté négatif

  • Guy préférerait vendre ses produits sans discount !

Le retour des clients

  • Elodie a été employé agricole et a donc connaissance des pertes qui peuvent être importantes par moment : « C’est intéressant : cela évite le gaspi et propose des tarifs intéressants. Je devrais faire la démarche anti gaspi moi-même auprès des producteurs mais je ne le fais pas avez-vous des légumes abimés »
  • Corentin lui aime l’inconnu du panier, les conseils et les recettes de l’agriculteur.
  • « Cela force à découvrir des légumes, des choses qu’on n’achèterait pas. Le prix et concept anti gaspi est intéressant »selon Aurélien.
  • Pour Dania, « c’est l’occasion de pouvoir consommer des produits de qualité à un prix qui rentre dans son budget. »

En Pays de la Loire, si vous connaissez des pratiques anti-gaspi au niveau des producteurs, des producteurs qui souhaitent réduire leurs pertes (surplus, hors calibre, moches). N'hésitez pas à me contacter.

Adélaïde RIVEREAU

Chargée de mission alimentation et économie circulaire

Chambre d'agriculture PAYS DE LA LOIRE

adelaide.rivereau@pl.chambagri.fr


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